Un bouquet coloré dans la mare: « Schizostylis coccinea « 

La  mare se pare actuellement de couleurs rose et rouge  avec  la  floraison  tardive  du  Schizostylis  coccinea. Cette  élégante  plante  vivace, de la famille des Iridacées, à  souche  rhizomateuse, porte  de  magnifiques  fleurs  roses, rouges ou blanches  étoilées, en  épi  à  la  manière  d’un  glaïeul. On  l’appelle  aussi  le  Petit  glaïeul  d’eau. Elle  est  originaire  d’Afrique  du  Sud  où elle pousse spontanément le long des cours d’ eau . 

Elle  demande  une  exposition  ensoleillée  et  supporte  une  immersion  de  – 10 cm mais se plait également en pleine terre, à proximité de milieux humides car elle apprécie les sols frais. Son développement nécessite  une  protection  sous  climat  froid  car  elle  n’est  rustique  que  jusqu’à  – 15°, ce  qui  dans  notre  petite  Belgique, ne  devrait  pas  poser  trop  de  problèmes. 

Mesurant plus ou moins 60 cm, le Shizostylis présente des épis composés d’ élégantes fleurs en forme d’ étoiles. Sa floraison s’ étend théoriquement de septembre à novembre mais en cas d’ hiver doux, celle-ci peut se prolonger. Ses  longues  feuilles  étroites, vert  printemps,  forment  rapidement  des  touffes  vigoureuses nécessitant une division tous les trois ou quatre ans. Cette année, la floraison débuta en juillet. La  multiplication  se  fait  par  séparation  de  rejets  et  on  compte en pleine terre 10  plants  au  m2.

Il  existe  différents  cultivars: – « Alba » est  un  très  beau  cultivar  à  fines  fleurs  blanches

« Major » donne  de  grandes  fleurs  rose  vif

                                           « November Cheer »  possède  des  fleurs  rose  tendre

                                           « Sunrise » donne  des  fleurs  rose  saumon

                                           « Vicountess Byng »  a  des  fleurs  à  pétales  étroits  rose  pâle.

Si  vous  possédez  d’autres  variétés  que  celles  présentes  à  Obigies, n’hésitez  pas  à  m’envoyer  une  photo  que  je  publierai  sur  le  blog, pour  les  visiteurs  intéressés. Merci  d’avance  et  bons  travaux  de  début  d’automne  au  jardin.

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Patrick depuis un jardin d’ Obigies

Réf.Biblio.: – « Jardins  d’eau »  de  J-Cl. Arnoux  aux  Ed. Larousse et l’ excellent site Rustica.fr

Premières floraisons autour de la mare: le Bergenia Cordifolia

Depuis une quinzaine de jours, l’ arrière de la mare rayonne d’ un rose printanier attirant le regard, compensant ainsi la grisaille de cette période pluvieuse. Je vous invite à faire la connaissance de cette plante vivace aux attraits évidents en cette fin d’ hiver.

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L’ Anémone pulsatille – Pulsatilla vulgaris: l’ élégante printanière

A chaque printemps, je guette sa sortie de terre et son éclosion car je la considère comme une des fleurs les plus photogéniques du jardin. Cette élégante appelée également coquerelle est une plante herbacée vivace de la famille des renonculacées, elle se nomme Pulsatilla ou Anémone pulsatille. Cette belle vivace caduque pousse dans les prairies alpines d’ Eurasie ou d’ Amérique du Nord. Nous pouvons la rencontrer chez nous sur les prairies calcaires ensoleillées et souvent associées à des orchidées.

 » Tôt au printemps, des tiges soyeuses et argentées s’ élèvent de la souche. Chaque tige porte une fleur à six pétales en forme de cloche, recouverts à l’ extérieur d’ un duvet soyeux. Pendantes lorsqu’ elles sont en bouton, les fleurs violettes, au coeur d’ étamines jaune d’ or, se redressent peu à peu en s’ épanouissant. Après la floraison, les tiges florales s’ allongent encore en portant des akènes, fruits plumeux, argentés et très décoratifs. Ces fruits peuvent rester plusieurs mois avant d’ être dispersés par le vent . «  ( Réf. site jardinage.ooreka.fr )

Ces feuilles composées, découpées et couvertes d’ un duvet argenté se développent peu après la floraison, formant une touffe qui s’ élargit au fil des ans. La pulsatille ne craint ni le froid ni la sécheresse mais peut être sensible à l’ humidité. Si vous ne l’ avez pas encore dans votre jardin, je vous la conseille vivement et c’ est dans votre rocaille qu’ elle s’ épanouira et vous donnera le plus de satisfactions.

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Patrick

Fleur symbole du 1er mai, le muguet : fleur porte-bonheur mais très toxique

IMG_7152Si  nous  ne  pouvons  résister  à  offrir  cette  petite  fleur  aux  clochettes  banches  si  délicates, il  est  important  d’ en  connaître  ses  principes  actifs  utilisées  en  parfumerie  et  en  pharmacologie et de prendre des précautions surtout vis-à-vis des plus jeunes enfants.

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L’aspérule odorante : un couvre-sol attractif aux vertus gustatives

Bordure d' aspérule odorante - galium odoratum au jardin d' Obigies

Plantés  il  y  a  quelques années, les  quelques  pieds  de  ce  couvre-sol  aux  délicates  et  odorantes  fleurs  blanches  se  sont  bien  développés  en  bordure  de  l’étang  et  à  l’ombre  des  bambous.

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Gaura Lindheimeri: une vivace qui vous séduira

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Si  vos  vivaces  perdent  un  peu  de  leur  éclat  en  ce  début  d’été  sec  et  anormalement  chaud, vous  serez  certainement  tentés  d’acquérir   » Gaura  Lindheimeri « .

Cette  vivace  à  racine  pivotante  de  la  famille  des  Onagraceae, originaire  du  Texas, spontanée  dans  le  Sud-Ouest  des  USA.  et  dans  le  centre  du  Mexique, forme  un  buisson  arrondi  aux  tiges  florales  élancées.

Sa  longue  floraison, du  milieu  du  printemps  à  l’automne  vous  ravira  avec  ses  petites  fleurs  aux  quatre  pétales. De  couleur  blanche  à  rosée, les  boutons  floraux  légèrement  duveteux  attirent  abeilles  et  papillons.

Abeille sur Gaura Lindheimeri ( Un jardin d' Obigies - 4/8/2018 )

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La Verveine de Buenos-Aires : une vivace aérienne et généreuse

Sa silhouette  élancée  et  ses  fleurs  de  couleur  lilas  ont  attiré  mon  regard  dès  que  je  l’ai aperçue  lors  d’ une  visite  des  jardins  du  Château  de  Chaumont s/ Loire  et  j’en  ai  fait  l’acquisition  lors  d’ une  foire  aux  plantes  à Ath  .

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L’ Eremurus himalaicus : le spectaculaire lis des steppes

Je  voudrais  vous  présenter  aujourd’hui, une  des  dernières  vivaces  plantées  à  Obigies  qui  semble  vouloir  s’imposer  au  centre  d’un  parterre  tant  par  sa  taille  que  par  la  beauté  de  sa  floraison.

Appartenant  à  la  famille  des  liliacées, l’ Eremurus  n’est  pas  vraiment  un  bulbe  mais  possède  une  souche  tubéreuse  s’apparentant  à  celle  du  dalhia. Lorsqu’elle  se  développe, la  souche  produit  des  feuilles  élancées  en  ruban, pouvant  atteindre  1 m  de  hauteur. Les  épis  apparaissent  de  mai  à  juillet, portant  des  centaines  de  petites  fleurs  étoilées, dans  les  coloris   jaune, blanc orangé  ou  crème…  et, à  plus  d’ 1  m de  hauteur.

Comme  le  feuillage  sèche  dès  le  départ  de  la  floraison, la  souche  d’ Eremurus  devrait  être  plantée  dans  un  massif  de  vivaces  qui  en  masquerait  le  pied  mais  pas  trop  près: le  lis  des  steppes  ne  supporte  pas  trop  la  proximité  de  plantes  concurrentes…

Vous  choisirez  un  emplacement  bien  ensoleillé, à  l’abri  du  vent  pour  protéger  les  longues  hampes  fleuries. Il  se  plaira  dans  un  sol  bien  drainé, l’humidité  hivernale  lui  serait  fatale. L’idéal  serait  de  placer  la  souche  pas  trop  profondément (5 cm) et  sur  un  lit  de  sable.

L’ Eremurus  peut  être  multiplié  à  l’automne, tous  les  3 ou 4 ans, en  divisant  délicatement  la  souche. Pour  cela, observez  à  la  base  de  la  souche, près  de  la  tige  défleurie, la  présence  de  2 bourgeons. Vous  pouvez  les  séparer  délicatement  en  conservant  une  partie  des  racines  tubérisées; chacun  émettra  l’année  suivante  une  tige  florale.

Si  vous  êtes  patients, vous  pouvez  la  multiplier  par  semis  en  automne. Les  graines  ne  produiront  qu’une  racine  et  une  feuille  les  2 premières  années… Vous  devrez  attendre  5 à 6 ans  avant  la  première  floraison.

En  vous  souhaitant  beaucoup  de  satisfaction  si  vous  décidez  de  l’introduire  dans  votre  jardin. A  bientôt  et  attention  aux  coups  de  soleil …

Réf.biblio.: Site gerbeaud.com et Fleurs  et  plantes  vivaces  aux  Ed. Bordas