Le Pinson des arbres, un fidèle visiteur du jardin

Avec les mésanges, charbonnière et bleue, le pinson des arbres est très présent au jardin en été et encore plus en hiver où il dispute aux verdiers d’ Europe et aux mésanges, l’ accès aux mangeoires. Si vous participez au recensement des oiseaux du jardin organisé ces 1 et 2 février par Natagora il est plus que probable que vous l’ observerez.

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Un visiteur discret mais au chant remarquable: l’ Accenteur mouchet – Prunella modularis

Souvent confondu au moineau domestique, ce passereau d’ une quinzaine de cm de long au manteau brun chaud marqué de noir, se différencie par son fin bec et par la couleur gris cendre de la tête et de la poitrine. Si les insectes, larves et petits invertébrés sont au menu de cet oiseau discret, il ne dédaignera pas en hiver, les miettes de cacahuètes et les graines trouvées au sol en-dessous des mangeoires et sous les feuilles qu’ il dégage habilement de son bec.

Si on le trouve dans les jardins présentant des buissons et des haies bien denses, son habitat préféré est la forêt de conifères ou les jeunes plantations d’ épicéas. Il est discret mais s’ il se sent en sécurité, on peut l’ observer relativement facilement, chercher sa nourriture au sol. Si son vol peut nous rappeler le rougegorge familier ou la fauvette, son plumage sombre et son déplacement furtif nous aideront à l’ identifier.

La meilleure saison pour l’ observer sera la période prénuptiale pendant laquelle vous pourrez apprécier son chant, perché au sommet d’ un buisson ou d’ une haie. Lors de la période d’ accouplement, les ébats du couple attireront votre attention par des vols et des poursuites bruyantes au sein des buissons. Le mâle peut être polygame. Le nid confortable et bien dissimulé dans un buisson, un arbuste dense ou un petit conifère, est situé à moins d’ 1,5 m du sol. Il se compose de brindilles agrémentées de mousse et de radicelles. La femelle y couvera de 3 à 6 oeufs bleu-turquoise pendant 13-14 jours. Le séjour au nid des oisillons durera de 10 à 14 jours et ils quitteront parfois le nid avant même de maîtriser le vol. Dans nos régions tempérées, le couple pourra mener à terme deux nichées par saison.

L’ Accenteur mouchet est un migrateur partiel. Les populations méridionales dont celles vivant dans nos régions, sont sédentaires contrairement à celles du Nord et de l’ Est qui iront passer la saison froide dans le Sud de l’ Europe, en Asie mineure, au Proche Orient et au Sud de la mer Caspienne. Certaines iront jusqu’ au Nord du continent africain. Il n’ est actuellement pas menacé et je vous souhaite de pouvoir l’ observer et l’ écouter chanter comme j’ ai la chance de pouvoir le faire à Obigies.

Réf.Bibliographiques:

–  » Le guide ornitho  » aux Ed. Delachaux et Niestlé L

– Site https://www.oiseaux.net – –  » Accueillir les oiseaux au jardin  » de B. Huc aux Ed. Ulmer

A bientôt pour d’ autres nouvelles et photos depuis un jardin d’ Obigies !

Patrick

Traitement hivernal des arbres fruitiers – Winterbehandeling van fruitbomen

Si  la  rigueur  hivernale  ne  vous  a  pas  encore   permis  de  préparer  vos  arbres  fruitiers, il  n’ est  pas  trop  tard  mais  il  est  temps  d’ effectuer  quelques  travaux. 

En  effet, avant  de  traiter  les  arbres  fruitiers  contre  les  oeufs  et  larves  de  parasites  et  spores  de  maladies, il  est  indispensable  d’ éliminer  au  maximum  les  lichens  et  mousse  présents  sur  le  tronc  et  les  branches  charpentières. Si  ceux-ci  ne  sont  pas  directement  dangereux, ils  peuvent  abriter  les  oeufs  et  larves  des  parasites  qui  attendent  les  premières  chaleurs  pour  éclore  et  coloniser  nos  arbres  fruitiers. J’utilise  ici  une  brosse  ménagère  aux  poils  plus  rigides, régulièrement  trempée  dans  l’eau  mais  pas une  brosse  de  fer  qui abîmerait  l’écorce.

Cette  première  opération  terminée, j’ applique  sur  le  tronc  et  les  branches  charpentières, au  moyen  d’une  brosse  aux  poils  souples, un  badigeon  de  chaux. Effectuez  votre  mélange  en  ajoutant  à  la  chaux, de  l’eau  pour  obtenir  un  lait  épais  qui  ne  ruissellera  pas  trop  quand  vous  l’appliquerez. Cette  opération  doit  bien  évidemment  se  pratiquer  par  temps  sec  afin  que  le  badigeon  de  chaux  sèche  et  reste  bien  appliqué  sur  l’écorce.

Précaution  importante: munissez-vous  de  gants  et  lunettes  de  protection  afin  d’éviter  des  brûlures.

Il  vous  reste  alors  à  appliquer  le  traitement  hivernal  de  votre  choix  en  sachant  que  vous  trouvez  maintenant  dans  les  jardineries  spécialisées  des  huiles  à  base  de  paraffine, respectueuses  de  notre  environnement. C’est  le  traitement  appliqué  ici  à  Obigies.

Précautions  importantes: Tenez  compte  de  la  météo: reportez  votre  traitement  en  cas  de  grand  vent, de  prévision  de  pluie  et  en  cas  de  température  trop  basse. Afin  d’obtenir  un  résultat  optimal, veillez  à  lire  attentivement  la  notice  d’utilisation  du  produit  choisi.

Pour  terminer  votre  travail, éliminez  les  herbes  indésirables  et  épandez  du  compost  bien  décomposé. Je  plante  également  de  l’ ail  et  laisserai  se  développer  des  capucines, fleurs annuelles comestibles , qui  attireront  les  pucerons, apporteront  au  verger  de  la  couleur  tout  l’été  et  ce  jusqu’aux  premières  gelées. Une note récente leur est consacrée.

Mais  cette  lutte  contre  les  parasites  doit  être  complétée  par  l’ accueil  de  nos  alliés  naturels: oiseaux  insectivores, chauve-souris, coccinelles, chrysopes  et  perce-oreilles. Mettons  à  leur  disposition  des  abris  naturels: haies, tas  de  bois, fagots  de  rameaux  à  bois  creux, bûches  percées  de  trous. Installons  nichoirs  et  mangeoires  lors  des  grands  froids.

Profitons des journées hors-gel pour achever les tailles d’ arbustes à floraison estivale, les vignes, glycines, arbres palissés mais patientons jusqu’ en mars pour les arbres fruitiers ( pommes, poires ), les rosiers et Hydrangeas.

Que votre année 2020 soit belle et agréable au jardin ! A bientôt pour d’ autres notes et photos.

Patrick  depuis un jardin d’ Obigies

La taille du mûrier ou ronce de jardin – Grootte van de moerbeiboom

En dehors des périodes de gel, il vous est possible et même nécessaire de procéder à la taille d’ arbustes à floraison estivale, des vignes (voir article la concernant), des rosiers ( à 30 cm). Cette note vous présente en quelques photos la taille du mûrier sans épine appelée également  » ronce de jardin « .

Si sa culture est aisée et sa fructification particulièrement généreuse, la taille est indispensable afin de ne pas se trouver face à un enchevêtrement inextricable qui rendrait la cueillette ardue. En effet, durant l’ été, du plant-mère, s’ érigent de nouvelles tiges prometteuses pour la prochaine saison. Durant l’ hiver, vous éliminerez les tiges à l’ écorce brunie, ayant porté les fruits et palisserez les nouvelles d’ une couleur vert tendre.

Une fois éliminées, broyez-les et étendez ce BRF au pied de vos plants afin de maintenir l’ humidité lors des périodes de chaleur et de réduire les herbes indésirables. Vous pouvez ainsi procéder au palissage sur 2 niveaux de hauteur, vos tiges les plus vigoureuses.

Durant l’ été, je palisserai les jeunes tiges sur le fil du bas afin de laisser le maximum de lumière aux nombreuses grappes de fruits et ainsi laisser beaucoup d’ aisance pour mes auxiliaires: abeilles, bourdons et papillons qui se gaveront de nectar et me garantiront une excellente récolte afin de renouveler mes réserves de confiture maison.

Je vous souhaite encore de beaux moments au jardin pour autant que la météo vous le permette et si non, de belles observations aux mangeoires et aux abreuvoirs et de belles soirées en famille au coin du feu. Dès maintenant, je vous souhaite d’ heureuses fêtes de fin d’ année et en vous remerciant de votre intérêt, vous dit à l’ année prochaine pour d’ autres belles découvertes et notes depuis un jardin d’ Obigies.

Patrick

Une élégante visiteuse : La Bergeronnette des ruisseaux – Grote gele Kwikstaart

Pour la deuxième année consécutive, j’ ai la chance de pouvoir observer au bord de la mare, un très bel oiseau coloré, au vol onduleux et attiré certainement par le bruit de l’ eau sortant de la pompe et s’ écoulant sur des pierres plates disposées dans le bassin de lagunage. Je vous propose de faire connaissance avec la Bergeronnette des ruisseauxMotacilla cinerea .

Souvent confondue avec sa  » cousine  » la Bergeronnette printanière , la B. des ruisseaux a une queue plus longue et des pattes de couleur rose, plutôt que noire chez les B. printanière et grise. Comme son nom l’ indique, elle est très dépendante de l’ eau courante. Elle niche le long des torrents et rivières des collines et des montagnes.

En dehors de la saison de nidification, elle gagne les régions basses et nous pouvons alors la rencontrer au bord de presque tous les types de milieux aquatiques. La B. des ruisseaux migre de septembre à octobre en bord de Méditerranée et en Afrique du Nord. Certains oiseaux de l’ Europe méridionale sont sédentaires et nous pouvons observer des sujets hivernant en Europe centrale, le long des cours d’ eau non encore figés par le gel.

Caractérisée par un vol onduleux et par des mouvements saccadés de la queue, elle se nourrit principalement d’ insectes aquatiques et de larves, parcourant les rochers et rives, capturant ses proies au sol et au bord de l’ eau.

Elle revient sur ses lieux de reproduction de mars à avril, confectionnant son nid entre les pierres et racines du rivage ou dans le trou d’ une construction en bordure de rivière ( pont, ancien moulin … ). Son nid est constitué de brins d’ herbe, petites racines, mousse, fibres végétales, poils . La femelle pond de 4 à 6 oeufs et le couple va couver de 12 à 14 jours. Une deuxième nichée est possible de juin à juillet.

En espérant pouvoir vous présenter bientôt un nouveau visiteur du jardin, je vous souhaite de faire également de belles observations dans votre jardin. N’ hésitez pas en faire part via un commentaire en bas de cette note.

A bientôt !

Patrick depuis un jardin d’ Obigies

La grande Capucine : une alliée du jardinier aux qualités gustatives

Plante herbacée annuelle ou vivace, la Grande Campanule – Tropaleum majus fait partie de la famille des Tropaéolacées. Ornementale et comestible, elle est probablement une hybride originaire d’ Amérique du Sud. Elle fut introduite en France en provenance du Pérou à la fin du 17ème S.

Naines ou grimpantes, les Capucines peuvent présenter des floraisons doubles. Elles possèdent 5 pétales arrondis, plus communément jaune, orange ou rouge mais certaines variétés offrent d’ autres coloris: abricot chez  » Apricot Gleam « , grenat velouté presque noir chez  » Black Velvet «  et un feuillage remarquablement marbré de blanc crème chez  » Alaska « . Sa floraison s’ étend de juin jusqu’ aux premières gelées.

Utilisée à l’ avant des massifs et dans les jardinières, les variétés naines  » Alaska « ,  » Tip-top  » et  » Impératrice des Indes  » vous seront conseillées. Les variétés rampantes dont  » Hybride de Lobb «  peuvent être également utilisées en grimpantes très décoratives si elles disposent d’ un support de type treillage et peuvent s’ étaler jusqu’ à 2,50 m.

En plus d’ offrir des fleurs comestibles qui égaieront vos salades, les graines issues des boutons floraux, confites au vinaigre, peuvent être utilisées comme des câpres. Je me permets de reprendre ici la recette du blog Lesaubergistes.wordpress.com . Je viens juste de terminer mon premier essai de préparation et ne pourrai vous en parler que dans quelques mois …

 » Contrairement aux vrais câpres qui sont faits à partir des boutons de fleurs, les « câpres » de capucines sont réalisés grâce aux fruits. Il faut donc attendre la fin de l’ été pour cueillir les fruits des capucines, qui sont souvent en grappes de trois. Il est important de les cueillir quand ils sont vert tendre et non lorsqu’ils commencent à jaunir sinon vos câpres seront secs. La méthode est simple. Les déposer dans un bol et les couvrir sous du gros sel. Attendre toute une nuit, puis bien nettoyer les fruits à l’ aide d’ un essuie-tout. Placer ensuite les fruits dans des pots à conserve avec des grains de poivre et quelques fines herbes ( thym et estragon ). Faire bouillir moitié vinaigre blanc et moitié eau et verser encore bouillant sur les câpres. Fermer immédiatement les pots. Attendre au moins un mois pour les consommer, mais ils seront meilleurs encore au bout de six mois environ. Le goût de cette marinade est beaucoup plus piquant que les câpres que l’ on trouve sur le marché. Les auteurs du blog suggèrent d’ essayer la recette avec un peu de sucre pour casser l’ amertume du vinaigre. Il parait qu’ on peut également faire une sorte de poivre avec ces fruits. « 

Il suffirait de les laisser sécher et de les écraser ensuite dans un pilon mais n’ ayant pas encore essayé, je ne peux vous garantir le résultat. Si vous essayez avant moi, n’ hésitez pas à faire part de votre expérience. Merci d’ avance pour nos lecteurs.

Je l’ utilise également au pied des arbres fruitiers comme plante-piège. En effet, elle a la faculté d’ attirer les pucerons mais également de colorer votre verger par sa floraison généreuse.

En supposant que comme moi, vous ramassez, stockez ou éliminez les feuilles et récoltez vos légumes d’ hiver: poireaux, céleris, épinards, scraroles … je vous souhaite d’ agréables moments de repos au coin du feu où vous aurez préparé une belle flambée.

A bientôt pour d’ autres nouvelles et photos depuis un jardin d’ Obigies !

Patrick

Réf.: Sites internet Rustica.fr et Gerbeaud.com

Le basilic – l’ herbe royale : une aromatique aux multiples bienfaits

Suite à la lecture de l’ excellent article de Marc Knaepen dans le supplément Deuzio du journal  » L’ Avenir  » de ce 7 septembre 2019, je m’ empresse de vous présenter cette plante aromatique qui parfume nos salades de tomates mozzarella que j’ apprécie particulièrement.

Bénéficiant à Obigies d’ un milieu idéal, sol drainant riche en humus restant humide grâce au paillage et exposition plein Sud contre l’ abri de jardin qui le protège des vents du Nord, le basilic est la plante compagne des plants de tomates, la protégeant des ravageurs et leur offrant plus de saveur. Il éloigne ainsi les fourmis et les altises, sorte de puces de terre mais attention, si vous traitez vos plants de tomates avec des solutions de cuivre, redoublez de prudence car le cuivre tue le basilic. Vous devrez néanmoins surveiller l’ éventuelle apparition des petites limaces noires que je rencontre plutôt dans mes fraisiers. Il favorise également la croissance des poivrons, piments et concombres.

Sur les photos, vous aurez certainement remarqué la présence de la bourrache officinale qui a fait également l’ objet d’ une note sur ce blog. Outre l’ intérêt culinaire de cette plante, je l’ utilise comme plante attractive pour les insectes butineurs qui ne manqueront pas de visiter les fleurs des plants de tomates.

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, je laisse monter quelques tiges en fleurs pour attirer également les insectes pollinisateurs.

Cette plante au parfum si intense a également d’ autres usages. En infusion, le basilic est actuellement utilisé pour soigner les spasmes gastriques et les coliques. Il prévient également les nausées et vomissements et aura une action anti-inflammatoire sur les aphtes si vous en mâchez quelques feuilles fraîches.

J’ ai planté ici, l’ espèce la plus commune  » Fin vert «  à petites feuilles mais vous trouverez peut-être en pépinière ou dans des jardineries plus spécialisées: la variété  » Purple Ruffles «  aux feuilles pourpres,  » A feuilles de laitue «  variété à grandes feuilles et  » Lemon basil «  au parfum citronné.

Marc Knaepen propose l’ usage du basilic comme insecticide, en voici la recette :  » On récolte 30 g de feuilles avec les tiges, on les découpe avec une paire de ciseaux avant de les jeter dans 1 L d’ eau qu’ on porte à ébullition en laissant le couvercle sur le récipient. Après refroidissement, on laisse macérer le tout ( toujours avec le couvercle ) pendant 24 heures. On filtre et on utilise cette  » tisane «  pour éliminer ou éloigner les pucerons, mouches mineuses et autres piérides. « 

En espérant que cette note vous aidera à cultiver au mieux cette plante aromatique aux multiples propriétés et ainsi, à lutter contre les nuisibles du potager d’ une manière plus respectueuse de l’ environnement.

Réf. Bibl. : L’ article  » Sacré basilic  » de Marc Knaepen dans Deuzio, supplément du journal  » L’ Avenir «  du 7/9/2019

A bientôt pour d’ autres notes et photos depuis un jardin d’ Obigies et n’ hésitez pas à réagir et à nous faire part de vos expériences !

Patrick