Protection des fruits rouges : urgence !

Cueillette des fraises

Si  vous  n’ avez  pas encore  commencé  les  grandes  manoeuvres  de manipulation  des  filets  de protection  des  groseilles  et  fraises, il  est  urgent  de  les  placer. J’ ai  en  effet  constaté  les  premiers  dégâts  occasionnés  par  les  pigeons  ramier  dans  les  groseilliers, je ne parle pas des prélèvements des petites mains …

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Un allié dans la lutte contre la Pyrale du buis : le Pinson des arbres

Je ne prétendrai pas que j’ ai la solution pour préserver les buis du fléau qui les agresse depuis quelques années mais j’ ai eu la surprise, il y a quelques jours d’ observer madame Pinson des arbres, venant prélever les chenilles avec beaucoup d’ adresse. J’ avais déjà observé ce comportement aux Pays-Bas, chez des mésanges. Vous en déduirez immédiatement que pour garantir la survie de sa progéniture, vous ne pourrez pas utiliser de produits chimiques insecticides.

Voici en photos, l’ illustration de cette chasse aux chenilles.

A bientôt pour d’ autres nouvelles et photos depuis un jardin d’ Obigies. Et en attendant, prenez soin de vous, de votre famille et … de votre jardin, afin de le rendre agréable pour vos visiteurs lorsque cette pandémie nous aura libérés.

Patrick

Lutte contre la propagation des bambous

Vous trouverez sur le blog d’ autres notes sur la surveillance nécessaire des bambous et de leur développement parfois problématique mais voici en photos la description d’ un nouvel épisode de mon combat contre le développement anarchique des bambous et plus spécialement du Hibanobambusa tranquillans shiroshima qui embellissait le parking devant la maison.

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Le Malus ou pommier ornemental: un arbuste à la floraison généreuse

En ce jour de Pâques, un arbuste illumine une partie du jardin par sa floraison rose ensuite blanche à l’ ouverture des boutons: le Malus ou pommier ornemental variété Evereste.

La plupart des pommiers d’ ornement, excepté quelques variétés à petit développement, ne restent arbustifs que durant leurs premières années. Ils deviennent ensuite de très jolis petits arbres et comme le sujet ici présent à Obigies, est particulièrement vigoureux, c’ est au prix d’ une taille printanière sévère que je parviens à le maintenir à une taille raisonnable pour l’ ensemble du massif au sein duquel il trône. On trouve de nombreuses variétés aux couleurs de fleurs et fruits, différentes. Je ne vous les citerai pas, vous les trouverez illustrées sur les nombreux sites de jardineries et pépinières spécialisées. Durant l’ été, afin de lui conserver une forme plus compacte, je taille les pousses de l’ année à la base.

Je le nomme également le garde-manger des oiseaux et plus spécialement des merles qui se gavent de ses fruits durant tout l’ hiver. Ces fleurs sont également appréciées par tous les insectes pollinisateurs, comme toutes les fleurs de nos arbres fruitiers.

Si le Malus peut être planté et mis en évidence sur une pelouse, notre sujet d’ Obigies a trouvé place dans un massif, à l’ arrière-plan de graminées légères les Stipa tenuissima et de vivaces à floraison blanche les Gaura Lindheimeri en début de croissance pour le moment et à l’ avant-plan d’ un autre arbuste admirable que vous pouvez voir à G. sur la photo: le Viburnum plicatum Mariesii à la généreuse floraison blanche. Il peut également être intégré à une haie libre qui peu taillée attirera et hébergera une faune très diversifiée.

Le pommier ornemental se développe facilement dans une terre riche et fraîche tout au long de la saison mais il peut souffrir lors des sécheresses prolongées, c’ est pourquoi, comme dans tous mes parterres, je maintiens l’ humidité par une couverture de BRF ( broyat ) et de fines couches d’ herbe tondue que je renouvelle régulièrement.

En conclusion, si vous désirez profiter d’ une plus abondante floraison printanière et de nourriture vitaminée pour vos oiseaux de passage, n’ hésitez pas à lui trouver une petite place au jardin. Vu l’ avancement de la saison, vous ne trouverez plus de sujet à racine nue mais certaines pépinières, lorsqu’ elles rouvriront, vous proposeront des sujets en conteneur. Vous devez savoir qu’ à ce moment-là, vous devrez pailler et arroser régulièrement votre nouvel invité car le développement de ses racines a été limité par la taille de son conteneur.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à planter, semer et récolter et partager le fruit de vos travaux. A bientôt pour d’ autres nouvelles, astuces et photos depuis ce petit bout de terre situé au pied de notre colline tournaisienne, le mont St Aubert. N’ hésitez pas à réagir et à me laisser une petite trace de votre passage sur le blog.

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Réf.Bibl.: Un excellent livre que je vous recommande:  » Arbustes, mode d’ emploi  » de Didier Willery aux Ed. Ulmer

Heureuse fête de Pâques !

Patrick

Premières floraisons autour de la mare: le Bergenia Cordifolia

Depuis une quinzaine de jours, l’ arrière de la mare rayonne d’ un rose printanier attirant le regard, compensant ainsi la grisaille de cette période pluvieuse. Je vous invite à faire la connaissance de cette plante vivace aux attraits évidents en cette fin d’ hiver.

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Le Pinson des arbres, un fidèle visiteur du jardin

Avec les mésanges, charbonnière et bleue, le pinson des arbres est très présent au jardin en été et encore plus en hiver où il dispute aux verdiers d’ Europe et aux mésanges, l’ accès aux mangeoires. Si vous participez au recensement des oiseaux du jardin organisé ces 1 et 2 février par Natagora il est plus que probable que vous l’ observerez.

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Un visiteur discret mais au chant remarquable: l’ Accenteur mouchet – Prunella modularis

Souvent confondu au moineau domestique, ce passereau d’ une quinzaine de cm de long au manteau brun chaud marqué de noir, se différencie par son fin bec et par la couleur gris cendre de la tête et de la poitrine. Si les insectes, larves et petits invertébrés sont au menu de cet oiseau discret, il ne dédaignera pas en hiver, les miettes de cacahuètes et les graines trouvées au sol en-dessous des mangeoires et sous les feuilles qu’ il dégage habilement de son bec.

Si on le trouve dans les jardins présentant des buissons et des haies bien denses, son habitat préféré est la forêt de conifères ou les jeunes plantations d’ épicéas. Il est discret mais s’ il se sent en sécurité, on peut l’ observer relativement facilement, chercher sa nourriture au sol. Si son vol peut nous rappeler le rougegorge familier ou la fauvette, son plumage sombre et son déplacement furtif nous aideront à l’ identifier.

La meilleure saison pour l’ observer sera la période prénuptiale pendant laquelle vous pourrez apprécier son chant, perché au sommet d’ un buisson ou d’ une haie. Lors de la période d’ accouplement, les ébats du couple attireront votre attention par des vols et des poursuites bruyantes au sein des buissons. Le mâle peut être polygame. Le nid confortable et bien dissimulé dans un buisson, un arbuste dense ou un petit conifère, est situé à moins d’ 1,5 m du sol. Il se compose de brindilles agrémentées de mousse et de radicelles. La femelle y couvera de 3 à 6 oeufs bleu-turquoise pendant 13-14 jours. Le séjour au nid des oisillons durera de 10 à 14 jours et ils quitteront parfois le nid avant même de maîtriser le vol. Dans nos régions tempérées, le couple pourra mener à terme deux nichées par saison.

L’ Accenteur mouchet est un migrateur partiel. Les populations méridionales dont celles vivant dans nos régions, sont sédentaires contrairement à celles du Nord et de l’ Est qui iront passer la saison froide dans le Sud de l’ Europe, en Asie mineure, au Proche Orient et au Sud de la mer Caspienne. Certaines iront jusqu’ au Nord du continent africain. Il n’ est actuellement pas menacé et je vous souhaite de pouvoir l’ observer et l’ écouter chanter comme j’ ai la chance de pouvoir le faire à Obigies.

Réf.Bibliographiques:

«  Le guide ornitho  » aux Ed. Delachaux et Niestlé

Site https://www.oiseaux.net

 » Les oiseaux au jardin  » de B. Huc aux Ed. Ulmer

A bientôt pour d’ autres nouvelles et photos depuis un jardin d’ Obigies !

Patrick

Traitement hivernal des arbres fruitiers – Winterbehandeling van fruitbomen

Si  la  rigueur  hivernale  ne  vous  a  pas  encore   permis  de  préparer  vos  arbres  fruitiers, il  n’ est  pas  trop  tard  mais  il  est  temps  d’ effectuer  quelques  travaux. 

En  effet, avant  de  traiter  les  arbres  fruitiers  contre  les  oeufs  et  larves  de  parasites  et  spores  de  maladies, il  est  indispensable  d’ éliminer  au  maximum  les  lichens  et  mousse  présents  sur  le  tronc  et  les  branches  charpentières. Si  ceux-ci  ne  sont  pas  directement  dangereux, ils  peuvent  abriter  les  oeufs  et  larves  des  parasites  qui  attendent  les  premières  chaleurs  pour  éclore  et  coloniser  nos  arbres  fruitiers. J’utilise  ici  une  brosse  ménagère  aux  poils  plus  rigides, régulièrement  trempée  dans  l’eau  mais  pas une  brosse  de  fer  qui abîmerait  l’écorce.

Cette  première  opération  terminée, j’ applique  sur  le  tronc  et  les  branches  charpentières, au  moyen  d’une  brosse  aux  poils  souples, un  badigeon  de  chaux. Effectuez  votre  mélange  en  ajoutant  à  la  chaux, de  l’eau  pour  obtenir  un  lait  épais  qui  ne  ruissellera  pas  trop  quand  vous  l’appliquerez. Cette  opération  doit  bien  évidemment  se  pratiquer  par  temps  sec  afin  que  le  badigeon  de  chaux  sèche  et  reste  bien  appliqué  sur  l’écorce.

Précaution  importante: munissez-vous  de  gants  et  lunettes  de  protection  afin  d’éviter  des  brûlures.

Il  vous  reste  alors  à  appliquer  le  traitement  hivernal  de  votre  choix  en  sachant  que  vous  trouvez  maintenant  dans  les  jardineries  spécialisées  des  huiles  à  base  de  paraffine, respectueuses  de  notre  environnement. C’est  le  traitement  appliqué  ici  à  Obigies.

Précautions  importantes: Tenez  compte  de  la  météo: reportez  votre  traitement  en  cas  de  grand  vent, de  prévision  de  pluie  et  en  cas  de  température  trop  basse. Afin  d’obtenir  un  résultat  optimal, veillez  à  lire  attentivement  la  notice  d’utilisation  du  produit  choisi.

Pour  terminer  votre  travail, éliminez  les  herbes  indésirables  et  épandez  du  compost  bien  décomposé. Je  plante  également  de  l’ ail  et  laisserai  se  développer  des  capucines, fleurs annuelles comestibles , qui  attireront  les  pucerons, apporteront  au  verger  de  la  couleur  tout  l’été  et  ce  jusqu’aux  premières  gelées. Une note récente leur est consacrée.

Mais  cette  lutte  contre  les  parasites  doit  être  complétée  par  l’ accueil  de  nos  alliés  naturels: oiseaux  insectivores, chauve-souris, coccinelles, chrysopes  et  perce-oreilles. Mettons  à  leur  disposition  des  abris  naturels: haies, tas  de  bois, fagots  de  rameaux  à  bois  creux, bûches  percées  de  trous. Installons  nichoirs  et  mangeoires  lors  des  grands  froids.

Profitons des journées hors-gel pour achever les tailles d’ arbustes à floraison estivale, les vignes, glycines, arbres palissés mais patientons jusqu’ en mars pour les arbres fruitiers ( pommes, poires ), les rosiers et Hydrangeas.

Que votre année 2020 soit belle et agréable au jardin ! A bientôt pour d’ autres notes et photos.

Patrick  depuis un jardin d’ Obigies